The Twilight Zone (2019) - S01E06 - Six Degrees of Freedom (2019)    19 Juin 2019     

Pour étudier un sujet de manière efficace, il n'y a rien de tel qu'une petite prise de recul ou, en l'occurrence, de hauteur. Et histoire d'avoir un point de vue bien dégagé sur The Twilight Zone, nous nous proposons de décoller jusque sur la planète Mars et d'observer ce sixième épisode au travers d'un bon gros télescope. Si cela ne fait pas de nous des critiques consciencieux, autant arrêter tout de suite et nous consacrer à une passion moins contraignante.

La Terre est dans un état pitoyable et il devient urgent de trouver une planète de rechange où les humains pourraient se réfugier et prolonger quelque peu leur espèce. Une mission est justement sur le point de partir pour Mars. Mais alors qu'ils viennent de décoller, une alerte à l'attaque nucléaire retentit aux Etats-Unis et tout contact avec la planète est coupé. Que se passe-t-il à la surface ? L'humanité est-elle en train de disparaître ? Leur mission a-t-elle encore un sens ?

Un épisode plongeant dans la conquête spatiale, abordant des thèmes écologistes, parlant de la Terre mourante et de la ténacité de notre espèce à sauver sa peau, il était relativement prévisible qu'il y en ait un dans cette première saison de The Twilight Zone 2019. Thème prévisible, mais qu'en est-il de l'intrigue et de ses rebondissements ? De ce côté-là Six Degrees of Freedom se contente un peu trop de nous servir les clichés habituels des longs voyages spatiaux (nous pensons notamment à Sunshine de Danny Boyle ou Solaris de Tarkovsky ou celui de Soderbergh) où une certaine dose de folie s'invite au fil des jours qui défilent. Éléments scientifiques et techniques, problèmes relationnels au sein de l'équipage, etc.

Difficile de glorifier Six Degrees of Freedom pour son originalité et son audace scénaristique vous l'aurez compris. Mais le casting est une nouvelle fois de qualité et l'épisode suffisamment prenant malgré tout pour que nous ayons décidé de lui attribuer une pastille jaune. Le contexte très actuel de la conquête spatiale et la destination martienne qui semble devoir être réellement la nôtre d'ici quelques années participent à l'intérêt que nous y avons trouvé. Pourquoi remettre une pastille jaune à ce sixième épisode alors que nous en avons remis une orange à The Wunderkind dont nous critiquions également le manque d'inspiration ? Tout simplement parce que la sauce prend mieux ici et qu'il nous a bien fallu faire un choix.

D'ici deux semaines nous en aurons probablement terminé avec cette première saison de The Twilight Zone et devrons alors attendre que la deuxième, qui semble d'ores et déjà prévue, pointe le bout de son nez.

Arflane