The Sandman de Peter Sullivan (2017)    07 Janvier 2019     

Qu'évoque pour vous le nom (ou le mot) Sandman ? Pour nous, cela évoque deux films de notre enfance : Halloween 2 et Retour vers le Futur au travers de la chanson Mr. Sandman des Chordettes. Mais cette fois-ci il s'agit simplement d'un film d'horreur titré The Sandman réalisé par Peter Sullivan dont nous avons déjà vu un film il y a un peu plus de cinq ans (Summoned dont nous ne nous souvenons absolument pas !).

Madison et son père Colton sont en fuite. Ils ont laissé derrière eux une série de cadavres, tous morts d'une mort violente, et les autorités pensent que Colton est responsable. Mais lorsqu'ils mettent enfin la main sur Madison, Colton a lui aussi succombé dans d'étranges circonstances. D'après Madison, c'est l'oeuvre du Sandman. Délire d'enfant refusant de se confronter à la mort de son père ? Ou y a-t-il réellement une créature mystérieuse qui s'en prend aux adultes qui croisent sa route ?

Difficile d'écrire un synopsis concis et vaguement correct de The Sandman, tant son intrigue contient des incohérences assez monumentales. Peter Sullivan (réalisateur et scénariste) est très certainement un grand fan des films de boogeyman et de Charlie de Stephen King. Il s'est alors dit qu'il allait faire un savant mélange des deux, nous le proposer en douce, et que nous allions forcément adorer le résultat autant que lui. Sauf que non. Son savant mélange n'a rien de savant, et son histoire ne tient simplement pas la route (même pour un film fantastique). Ne comptez pas sur nous pour vous dévoiler la chute du film et vous économiser une heure trente de visionnage, si vous voulez comprendre notre douleur, il vous faudra regarder The Sandman.

En analysant très attentivement le casting du film, vous remarquerez la présence de Paul Logan, un habitué des médiocres films fantastiques (très orientés action généralement) qui ne sert absolument à rien ici, ainsi que celle de Tobin Bell, le Jigsaw de la franchise Saw, un peu plus utile que Logan, mais incapable de s'extirper d'un scénario horriblement plat et sans intérêt. Nous pourrions nous arrêter un instant sur Haylie Duff, grande soeur de Hillary Duff, et actrice principale de The Sandman, mais nous ne saurions pas trop quoi dire pour que vous ayez l'impression qu'elle y délivre une prestation de haut vol.

Rien ne vient sauver la baraque, The Sandman reste un médiocre film d'horreur du début à la fin, et ce ne sont pas les effets spéciaux souvent approximatifs ni les nombreuses fusillades inutiles (si ce n'est à gagner quelques précieuses minutes) qui viennent y changer quelque chose. The Sandman reçoit une pastille orange, la première de l'année 2019.

Arflane