Mythes et Croyances (2017) - S01E02 - Echoes (2017)    11 Juillet 2019     

Et évidemment, nous avions tort ! À la fin de notre article consacré au premier épisode de Mythes et Croyances, nous annoncions que tous les épisodes allaient probablement se valoir et donc tous récolter une pastille jaune. Mais après visionnage de Echoes, le deuxième épisode, nous avons été obligés de réviser notre jugement.

Echoes aborde le sujet des asiles psychiatriques et de la manière qu'on avait d'y enfourner toute personne présentant un comportement anormal. Et il est un homme qui a tenté de mettre de l'ordre dans tout ça et de proposer une solution à même de permettre aux patients de rentrer chez eux. Cet homme c'est Walter Jackson Freeman, grand promoteur de la lobotomie et de ses bienfaits. Entre les traitements habituels des asiles, les lobotomies et l'arrivée de la thorazine en 1951, les patients n'avaient qu'à bien se tenir !

Les asiles psychiatriques ? Mais quelle bonne idée ! Vu le nombre de films d'horreur qui s'y déroulent (ne serait-ce que les found footage fauchés) et la place qu'occupent ces institutions dans l'imaginaire collectif (vous même devez savoir précisément où se trouve l'asile de votre ville et y avez surement déjà fait un tour plein de curiosité), il est tout à fait normal qu'un épisode entier y soit consacré afin de faire le tour du sujet et d'en explorer les nombreuses facettes. Maladies, traitements, instruments de tortures, expériences interdites ou non, les sujets à traiter semblaient nombreux et prometteurs.

Et c'est là qu'Echoes nous a quelque peu déçu. L'épisode est intéressant et nous avons appris quantités de choses, mais l'élément central du "scénario" est Walter J. Freeman et sa passion pour les lobotomies. L'asile est très vite mis de côté et nous n'avons pas l'occasion d'en explorer les recoins sombres et toutes les horreurs qui y ont forcément eu lieu à un moment ou à un autre. L'attention est fixée sur Freeman et son oeuvre, comment il a consacré sa vie à la lobotomie, l'impact qu'elle a eu sur sa vie, et à quel point il était prêt à y soumettre tous les patients qu'il croisait. Et son histoire est intéressante, ne nous faites pas dire ce que nous n'avons pas dit, mais nous aurions aimé que l'exploration soit un peu plus globale et que d'autres éléments du monde de la psychiatrie aient leur quart d'heure de gloire.

Echoes est donc un épisode intéressant, mais il aurait pu l'être encore bien plus à notre sens. La mise en scène et la structure sont plus proches du documentaire que ne l'était celles du premier épisode qui jouait un peu plus la carte de la mise en situation. Peut-être limité par le temps ont-ils décidés de se focaliser essentiellement sur Freeman, ou alors, l'ensemble étant basé sur des podcasts de Aaron Mahnke, ils se sont contentés de reprendre le contenu et la structure de celui-ci. Nous remettons finalement une pastille orange à Echoes, plus pour marquer notre frustration que pour signifier que l'épisode est mauvais, mais nous espérons que les quatre épisodes restant de cette première saison sauront nous conter des histoires plus complètes.

Arflane