I Sell the Dead de Glenn McQuaid (2008)    29 Novembre 2018     

C'est aujourd'hui que s'achève notre petite exploration des films de Larry Fessenden. Nous n'avons abordé que des films qu'il a produits ou dans lesquels il a joué, ce qui nous laisse éventuellement la possibilité de refaire une semaine Fessenden avec quatre films qu'il a réalisé. Une semaine de cinéma indépendant qu'on aurait pu craindre remplie de médiocres films obtenant au mieux une pastille orange, mais c'est finalement une majorité de pastilles jaunes qui trônent en haut de ces articles. Bonne petite semaine en compagnie de Larry Fessenden qui se conclut avec I Sell the Dead, où il interprète l'un des rôles principaux.

Willy et Arthur sont deux pilleurs de tombes dont l'activité semble malheureusement arriver à son terme. Capturés, ils sont sur le point de se faire guillotiner, mais Arthur va avoir l'occasion de se confesser au père Duffy et de raconter son histoire.

I Sell the Dead est donc l'histoire de deux pilleurs de tombes et des étranges aventures que ce drôle de métier leur a fait vivre. Film fantastique oblige, vous imaginez bien que les tombes que nos deux amis ont vidées ne contenaient pas uniquement de vieux ossements d'humains passés de vie à trépas, mais qu'ils ont eu l'occasion de croiser quelques réjouissances bien plus exotiques. Mais il vous faudra voir le film pour savoir exactement de quoi il s'agit.

Nouvelle comédie-horrifique, mais surtout nouveau genre abordé histoire de prouver encore une fois que le cinéma indépendant ne se contente pas de produire de mauvais found footage au fond d'une cave (les studios s'en chargent très bien). Larry Fessenden est entouré de quelques têtes connues dans ce film, avec Dominic Monaghan (Merry dans le Seigneur des Anneaux) comme partenaire de méfaits et Ron Perlman (Hellboy, Alien 4, Blade 2) en père confesseur. Joli casting pour un sympathique film fantastique qui pèche certes au niveau des frissons qu'il nous procure (c'est une comédie après tout), mais qui explore nombre de pistes scénaristiques amusantes, preuve que Glenn McQuaid et sa coscénariste Keti Stamo se sont fait plaisir.

Quatre films indépendants ayant tous coûté moins d'un million de dollars (estimation de 750'000 dollars pour notre film du jour) pour un total de trois pastilles jaunes et une orange. Le budget n'aurait-il rien à voir avec la qualité d'un film ? I Sell the Dead conclut parfaitement notre semaine Larry Fessenden et nous espérons que l'un ou l'autre d'entre vous aura envie de voir, découvrir (ou redécouvrir) certains de ces films, quitte à laisser la dernière production Marvel de côté quelques soirs de plus (Venom par exemple). I Sell the Dead reçoit donc à son tour une pastille jaune.

Arflane