Daylight's End de William Kaufman (2016)    05 Décembre 2018     

Nous poursuivons notre exploration des films post-apocalyptique, dans l'espoir d'obtenir le prix Nobel de la paix une fois l'apocalypse oubliée et qu'une majorité d'entre vous auront survécu grâce à nous et à l'entraînement théorique que nous vous imposons régulièrement. Aujourd'hui nous vous suggérons Daylight's End, une nouvelle déclinaison d'un monde envahis par des infectés.

Rourke survit seul depuis la catastrophe et cela lui convient parfaitement. Mais un jour il assiste à un affrontement entre deux groupes de survivants et il ne peut s'empêcher d'intervenir pour sauver la vie d'une femme. Il la ramène jusqu'à son clan et se retrouve alors mêlé, malgré lui, à une âpre lutte pour la survie contre une horde de zombies bien décidés à les faire tous passer de vie à trépas.

Si la qualité d'un film se mesurait au nombre de balles tirées durant son déroulement, Daylight's End serait assurément un excellent film ! Tout commence pourtant relativement calmement avec la présentation du personnage principal, Rourke, sorte de Mad Max à bord de sa voiture renforcée. Mais ce qui aurait pu être un petit road trip de village en village, à la rencontre de divers gangs, clans ou survivants solitaires, se transforme rapidement en un film de siège où un groupe relativement conséquent, retranché dans un commissariat (ou une prison au vu du nombre de cellules qu'on y trouve), doit lutter pour sa survie.

Et quel meilleur moyen de lutter contre des infectés (dont les spécificités nous échappent totalement) que de les plomber d'un nombre incalculable de balles. Daylight's End se résume dès lors à une succession de fusillades où de nombreux infectés trépassent et où quelques humains meurent petit à petit. William Kaufman tente bien de varier les plaisirs et de plonger l'ensemble dans une ambiance sombre et grave, mais l'intrigue manque tellement d'ampleur que son scénario tenait probablement sur trois pages recto-verso où l'on pouvait essentiellement lire le mot "gunfight" toutes les trois lignes. Johnny Strong, l'acteur principal, est également compositeur de la musique du film, et celle-ci est largement aussi répétitive que l'action, ce qui a une petite chance de vous rendre fous.

Daylight's End aurait pu être un sympathique petit film post-apocalyptique si le réalisateur et son scénariste avaient pris la peine de développer quelque peu leur intrigue (à l'image de ce mystérieux chef des infectés), mais en l'état, le résultat est relativement indigeste et bien trop répétitif. Notons la présence de Lance Henriksen au générique, dans ce qui est l'un des neuf films qu'il aura tournés en 2016 (sans compter les courts-métrages et épisodes de séries télé), ainsi que celle de Louis Mandylor que vous avez certainement déjà croisé quelque part. Avec son budget estimé à deux millions et son casting, Daylight's End aurait facilement pu être bien meilleur. Résultat des courses, une petite pastille orange et peu de nouvelles astuces pour survivre.

Arflane