The Amityville Murders de Daniel Farrands (2018)    17 Juillet 2019     

Lorsque nous nous sommes penchés sur The Haunting of Sharon Tate la semaine dernière, nous nous sommes intéressés, au passage, à la filmographie de son réalisateur Daniel Farrands. Celle-ci nous a intrigué et nous avons décidé de lui donner une deuxième chance en nous jetant sur son The Amityville Murders que nous vous soumettons aujourd'hui.

Est-il vraiment nécessaire d'écrire le synopsis de The Amityville Murders ? Cette histoire où la famille DeFeo habite une maison à Amityville et dont le fils aîné massacre l'intégralité de sa famille durant une nuit où il bascule dans la folie ? Nous pourrions nous contenter de cela vu que ce résumé est quasi parfait, mais nous préférons élaborer quelque peu pour vous montrer à quel point Daniel Farrands a jeté sa touche personnelle dans la marmite. Ainsi le père de famille, Ronnie, traîne dans des magouilles et bat sa famille, la mère semble bien décidée à quitter son mari sans jamais le faire, le fils ainé est un drogué et il n'y a guère que la fille ainée pour sembler à peu près normale (si ce n'est ses aptitudes en matière de spiritisme).

Farrands a donc pris cette histoire et a tenté d'en modifier quelque peu la composition pour nous proposer sa recette à lui. Et c'est à peu près ce qu'il a fait avec The Haunting of Sharon Tate par la suite, comme quoi l'homme pense avoir trouvé un bon filon et n'hésite pas à l'utiliser encore et encore. Sauf que pour notre part, nous ne sommes pas convaincus que son concept soit bon et les deux films que nous avons vu semblent vouloir nous donner raison.

The Amityville Murders version Farrands ressemble à un mauvais épisode des Soprano, sorte de film de mafia italienne à trois sous, dans lequel on aurait jeté à peu près tout et n'importe quoi. Un peu de spiritisme, un peu de drogues, quelques fantômes ou esprits malins, des conflits familiaux, une louche de Paranormal Activity et vous obtenez à peu près n'importe quoi comme on pouvait s'y attendre. En prenant une histoire dont pratiquement tout le monde connaît la fin (à moins que vous n'ayez vu aucun des films Amityville sorti ses quarante dernières années) et en y injectant des éléments d'intrigues mal maîtrisés et globalement inintéressants, Farrands n'aboutit à rien. Sauf qu'une nouvelle fois, il se peut qu'il profite de la popularité relative (de plus en plus relative) des Amityville pour diffuser son film et toucher suffisamment de dollars pour justifier le tout.

Son prochain film d'horreur pourrait se dérouler sur un grand paquebot transatlantique britannique nommé Titanic dont la cabine numéro 237 est hantée (alors que le paquebot est flambant neuf !) et où des combats de chiens illégaux sont organisés dans la cale. Malheureusement, à la fin du film, le navire coule. Si Daniel Farrands est intéressé par notre scénario, nous sommes prêtes à le lui céder pour une bouchée de pain. D'ici là nous remettons une nouvelle pastille orange à The Amityville Murders et envisageons tout de même, en bons fans de films d'horreur, de jeter un oeil aux documentaires qu'il semble avoir réalisés. Un consacré à la franchise des Vendredi 13, un autre à celle des Freddy, ainsi qu'un troisième à la franchise Scream (ou comment réaliser un "film" basé sur le travail de quelqu'un d'autre, Farrands est un grand habitué).

Arflane