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We Are What We Are
de
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Jim Mickle (2013)
   23 Octobre 2013  

We Are What We Are 2013 VS. We Are What We Are 2010

Notre dernier face à face avait opposé Evil Dead 1981 à Evil Dead 2013, soit deux films séparés de trente-deux ans. Comme vous pouvez le voir ci-dessus, nous avons cette-fois affaire à un remake qui suit l'original de seulement trois ans pour la simple et "bonne" raison que les américains ne sont pas fans de films étrangers, et que les producteurs se font donc un plaisir d'importer des films ayant rencontré un vague succès dans l'espoir d'en profiter à leur tour.

On ne compte plus le nombre de films asiatiques ainsi adaptés (Ring, The Grudge et Dark Water par exemple) et il en va de même pour des films européens évidemment (Funny Games et le Veilleur de Nuit entre autres). Dans le cas de We Are What We Are, ils ne sont pas allés chercher bien loin, ils se sont contentés de faire un tour au Mexique.

Les synopsis des deux films sont assez proches et peuvent se résumer de la manière suivante :

Nous suivons les aventures d'une famille qui se distingue quelque peu de votre gentille famille moyenne, en ce sens que ses membres se nourissent de viande humaine. Malheureusement, l'un des parents (le père dans la version mexicaine et la mère dans la version américaine) meurt et les enfants doivent assumer leur nouvelle place dans la chaîne alimentaire. Partir en chasse d'une nouvelle victime ou s'occuper de la préparation de la viande une fois la victime tuée ne sont pas choses aisées. Les liens familiaux sont mis à rudes épreuves et les convictions de chacun plus ou moins ébranlées. Jusqu'où seront-ils prêts à aller pour leur famille ?

Mais de ce sujet semblable, les deux réalisateurs tirent des versions passablement différentes. La version originale se passe en ville, avec une famille pauvre dont le fils ainé peine à prendre en main la destinée de sa famille. Alors que le remake situe l'action à la campagne, dans un petit village isolé, et les deux filles doivent préparer le corps des vicitime pour en extraire la viande qu'elles cuisineront par la suite. Des intrigues divergentes qui donnent naissances à des films finalement très différents.

L'original met l'accent sur les rapports entre les deux frères, la soeur et leur mère. Les tensions, les doutes, les peurs et les difficultés rencontrées pour assumer la succession. L'action est lente et on partage le calvaire du fils ainé qui ne se montre pas à la hauteur des attentes qu'on a de lui. Le personnage de la mère est également très présent et accentue encore le malaise des enfants.

Le remake semble vouloir privilégier l'ambiance, nous laissant découvrir la situation petit à petit. Les rapports familiaux sont moins appuyés et le défi à relever par les enfants n'est pas exactement le même. Là où la famille de l'original doit constemment se confronter au monde extérieur et s'exposer pour sa survie, celle du remake semble plus tenter de se replier sur elle-même et demander au monde extérieur de les laisser tranquille. La figure paternelle, bien présente dans le remake, limite fortement la perte de repères ressenties par les enfants.

Vous l'aurez compris, avec l'original et le remake, vous avez presque deux films pour le prix d'un. Le sujet central reste le même mais l'approche varie. Certains préfèreront le style plus réaliste et plus urbain de la version mexicaine, alors que d'autres préfèreront l'esthétisme et l'ambiance plus feutrée du remake. Pour notre part, nous préférons légèrement la version originale, plus intriguant mais quelque peu frustrant. Le remake est moins tortueux mais un peu trop mou (même si le rythme décolle petit à petit) dans l'ensemble. Les deux We Are What We Are reçoivent une toute petitle pastille jaune car ils ont des qualités indéniables, mais peinent à les mettre bien en valeur.

Arflane