Peur Bleue de Daniel Attias (1985)    13 Février 2019     

Suite à une mutinerie au sein de la rédaction de Passion Horreur, notre programmation de la semaine a subi un sérieux changement de cap et menace pratiquement de se transformer en semaine thématique Stephen King (une de plus), même si The Devil's Gift n'est techniquement toujours pas un film adapté de King. Nous devions vous parler de démons et allons plutôt vous parler de loups-garous.

La petite ville de Tarker Mills s'apprête à vivre une période difficile. Une mystérieuse série de morts surviennent et les habitants pensent qu'un tueur rôde dans les environs. Mais Marty Coslaw, un jeune garçon en chaise roulante, a une toute autre théorie. Il pense que les meurtres sont l'oeuvre d'un loup-garou, et il a toutes les peines du monde à en convaincre son entourage.

Basé sur le roman L'année du Loup-Garou, Peur Bleue nous présente donc une petite ville du Maine aux prises avec un loup-garou. Après avoir traité des vampires dans Salem en 1977, il s'attaque donc à nos amis à griffes et à poils, sans revisiter le mythe. Le roman, que nous avons lu il y a fort longtemps, centre son intrigue sur le loup-garou lui-même alors que pour Peur Bleue, la décision a été prise de faire de Marty Coslaw le héros central et de nous narrer l'histoire de son point de vue. Ceux qui aimerait en savoir plus sur la bête à poil et son histoire devront faire l'effort de passer à la bibliothèque pour emprunter le roman (attention, il existe une version sortie suite au film, reprenant le scénario écrit par King, qui diffère donc du roman original).

Mais cessons de parler du roman et penchons-nous sur le film. Peur Bleue est un film et non pas un téléfilm et cela se voit et se sent. Le budget, sans être astronomique, a permis de donner vie efficacement à cette histoire, sans cette impression de limites et de restrictions qu'on a pu ressentir dans Désolation. Les personnages sont attachants, notamment grâce à la performance de Corey Haim, Megan Follows et Gary Busey, et l'intrigue, même si elle est relativement simple, est suffisamment efficace pour nous divertir durant nonante-cinq minutes. Le point de vue adopté, celui d'un garçon handicapé à la mobilité limitée, permet d'aborder le sujet avec un peu plus de légèreté et sous un angle agréablement différent.

Horrifiquement assez léger et n'explorant que très superficiellement l'univers des loups-garous, Peur Bleue est malgré tout un sympathique film fantastique et une plutôt bonne adaptation de Stephen King que vous pouvez regarder sans trop d'hésitations. Nous lui remettons une pastille jaune et allons tenter de calmer quelque peu, et pour un temps, les ardeurs des fans de King parmi nous.

Arflane