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The Lighthouse
de
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Robert Eggers (2019)
   21 Janvier 2020  

Cette fois nous n'avons pas fait la même erreur ! De quelle erreur parlons-nous ? De celle que nous avons commise au moment de regarder Midsommar. De connaître le réalisateur du film qu'on s'apprête à voir et d'imaginer que son nouveau film va forcément être du même genre que son précédent que nous avons tant aimé. Avec The Lighthouse aucun risque. Nous connaissons pourtant Robert Eggers, mais nous n'avions pas été totalement emballés par son film précédent, The Witch, qui avait pourtant été particulièrement encensé par la critique au moment de sa sortie.

Deux gardiens de phare sont débarqués sur une petite île perdue au milieu de nulle part. Ils vont y passer quatre semaines consacrées à l'entretient des lieux et évidemment à s'assurer que la lumière du phare et la sirène qui l'accompagne ne cessent jamais de fonctionner. Les deux hommes ne se connaissent pas mais ils vont avoir l'occasion de se découvrir lors de longues journées où la solitude et l'isolement vont progressivement peser sur leur moral et leur santé mentale.

En débutant The Lighthouse, nous savions donc deux choses (outre son casting et compagnie) : qu'il était réalisé par Eggers et que le film était considéré (par certains) comme lovecraftien dans sa ou ses thématiques. Mais c'est bel et bien prudent que nous nous sommes jetés à son assaut, ne voulant pas être déçus par notre propre faute. Mais il est difficile d'aborder un film l'esprit totalement vide d'attentes et surtout sans penser immédiatement à d'autre films abordant des thématiques identiques ou situant leur action dans des cadres semblables. En l'occurrence nous avons tout fait pour ne pas penser trop fort à Cold Skin de Xavier Gens, mais cela nous a été difficile.

Mais vu que The Lighthouse emprunte d'autres routes que Cold Skin pour aboutir à une chute elle aussi différente, nous avons rapidement oublié la comparaison et nous nous sommes laissés prendre par l'histoire. Car The Lighthouse déborde de qualités et il n'est donc pas bien difficile de s'immerger dans son histoire et son ambiance. Les deux acteurs principaux, Robert Pattinson et Willem Dafoe, sont excellents (Dafoe est parfait dans ce rôle) et ont certainement du beaucoup de plaisir à jouer ces rôles. De rares décors, deux acteurs (The Lighthouse n'a que trois noms d'acteurs à son générique !) et de nombreux dialogues sont au programme, et il vous faudra éventuellement songer aux sous-titres pour bien tout comprendre (si vous regardez le film en version originale comme il se doit).

L'intrigue est finalement assez simple et ne comporte pas tant de rebondissements que ça, mais tous sont efficaces et le spectateur a rapidement l'impression d'être sur cette île au milieu de nulle part avec les deux personnages. Les phares semblent définitivement être des lieux à fort potentiel horrifique et The Lighthouse ajoute ici une belle pierre à l'édifice. Sa mise en scène est extrêmement soignée, et le choix du noir et blanc se justifie très rapidement, renforçant l'impression de visionner un film datant du début du 20ème siècle à la belle époque de l'expressionnisme allemand.

The Lighthouse n'est finalement pas très horrifique, mais son ambiance et son imagerie suffisent largement à lui obtenir une place au sein de notre blog. Nous lui remettons une petite pastille verte qui vous motivera peut-être à le voir, même si vous êtes allergiques au noir et blanc et n'aimez pas voir les films en anglais.

Arflane