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Eli
de
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Ciarán Foy (2019)
   20 Janvier 2020  

Quelle est réellement la fréquentation de notre blog ? Si l'on se fie à Google Analytics et qu'on s'intéresse à l'année 2019, il semblerait que notre blog ait eu droit à la visite de 915 utilisateurs dont 911 nouveaux. Autant dire deux fois rien et ce n'est pas avec cela que nous allons pouvoir gagner notre vie en monétisant des publicités. Mais nous ne faisons évidemment pas cela pour l'argent, sans quoi nous serions déjà en train de vous inonder de mauvaises vidéos YouTube. Du coup, lorsque l'un de nos rares lecteurs fidèles (ou lectrice en l'occurrence), nous soumet un film avec comme phrase d'introduction "j'ai trouvé le twist final tellement pourri", nous nous sentons évidemment obligés d'y jeter rapidement un oeil. Du coup le voici ce film à la fin apparemment si terrible, il s'intitule Eli et est l'oeuvre de Ciarán Foy, que nous connaissons déjà pour son Sinister 2.

Eli souffre d'une maladie rare particulièrement handicapante l'empêchant de s'exposer à l'air sous peine de mourir étouffé. Il passe du coup sa vie dans des bulles ou des combinaisons étanches. Mais ses parents ont trouvé une clinique un peu particulière dans laquelle Eli va pouvoir suivre un traitement pouvant potentiellement le guérir. Une clinique tellement particulière qu'Eli va s'y retrouver confronté à d'étranges événements, des apparitions, des fantômes et quelques autres réjouissances qui vont le pousser à douter de tout.

Voilà un article particulièrement difficile à écrire. Nous savions, avant même de nous y plonger, qu'il se terminait sur un twist qui semblait ne pas faire l’unanimité. Autant dire que durant chaque minute qui compose Eli nous étions focalisés sur cette chute, à tenter d’en anticiper la teneur en grands spécialistes de l’horreur que nous sommes. Nous ne nous sommes donc pas simplement laissés porter par l’histoire, comme nous aurions certainement dû le faire, et notre opinion finale s’en est peut-être ressentie.

Pourtant Eli commence plutôt bien avec cette famille en détresse se raccrochant à ce qui semble être leur dernière chance pour une vie normale et un possible avenir. Une mystérieuse clinique, au sein d’une grande maison isolée, où vont avoir lieu des pratiques médicales un peu spéciales. En grands fans d’horreur ayant vu un peu trop de films ces trente dernières années, nous avons envisagés à peu près toutes les hypothèses possibles au fil des rebondissements : Eli n’est pas vraiment malade. En fait il est mort. Ses parents sont morts et il est le seul à les voir. La clinique est hantée par les fantômes des patients y ayant trouvé la mort. Le personnel de la clinique est composé de vampires se nourrissant du sang des pauvres patients. Etc, etc, etc.

D’ailleurs Ciarán Foy (ou ses trois scénaristes) semble compter sur cela tant il nous tend des perches et semble essayer de nous faire penser à d’autres films d’horreur que nous avons probablement tous vu. L’intrigue oscille vers le film de fantôme et ses clichés, nous suggère l’existence d’un complot dont le jeune Eli serait la victime, nous pousse à croire diverses choses plus ou moins fausses afin de nous surprendre avec son génialissime twist final. Mais n’en va-t-il pas de même avec tous les films d’horreur ? Pourquoi reprocher à Eli d’appliquer la même recette que tous les autres ? Qu’est-ce qui justifie que nous ayons finalement remis une pastille orange à ce film qui nous a pourtant divertit de manière tout à fait honorable et nous a poussé à nous creuser les méninges pendant de longues minutes ?

Tout simplement parce que nous n’aimons pas les mensonges ! La chute d’Eli, qu’elle soit bonne, originale, audacieuse ou banale, repose sur une tromperie (cela se discute, prête à débat, divise, déchire). Cela ne dérangera peut-être pas certains d’entre vous, et dans ce cas n’hésitez pas à regarder et à aimer Eli, mais si vous êtes quelque peu pointilleux comme nous, vous risquez de ne pas apprécier le subterfuge. Eli reçoit donc finalement une pastille orange, mais aurions-nous agi de même si nous étions tombés sur le film par hasard, sans que le quelque peu problématique twist final n’ait été porté à notre attention ?

P.S. si la tricherie scénaristique ne vous dérange pas, nous vous recommandons chaudement les romans d’Agatha Christie.

Arflane