The Devil's Gift de Kenneth J. Berton (1984)    11 Février 2019     

En tant que fans d'horreur, nous pourrions vous dire que nous sommes fans des films de John Carpenter, de Sam Raimi ou de James Wan (histoire de mélanger les générations), mais nous pourrions également vous parler d'acteurs ou d'actrices emblématiques comme Caroline Munro, Jeffrey Combs ou Danielle Harris (sans parler de Bela Lugosi, Boris Karloff ou Lon Chaney). Sauf qu'aujourd'hui il n'est question ni de réalisateur ni d'acteur, mais bien d'écrivain avec l'inévitable Stephen King. Mais le principal problème avec King, c'est que les adaptations de ses romans et nouvelles sont de qualités extrêmement variables. Et il n'est pas impossible que nous ayons trouvé la pire adaptation du lot avec The Devil's Gift. À moins que ...

David Andrews vit avec son fils Michael et celui-ci fête justement son anniversaire avec ses amis. Susan, la nouvelle copine de David, a tenu à lui offrir un petit quelque-chose et elle pense avoir trouvé le cadeau parfait dans un magasin d'antiquités. Un petit singe mécanique avec des cymbales que l'enfant va apprécier. Malheureusement pour les Andrews, le petit singe est habité par un démon maléfique qui va chercher à tous les éliminer.

La plupart des premières adaptations de King ont été de francs succès. Carrie, Shining et Dead Zone sont aujourd'hui encore considéré comme trois des meilleures adaptations (signées Brian de Palma, Stanley Kubrick et David Cronenberg quand même). Et dans le début des années 1980, Stephen King semblait donc forcément être une poule aux oeufs d'or dont il était relativement facile de profiter. Est-ce là la réflexion que Kenneth J. Berton s'est fait au moment de se lancer dans The Devil's Gift ? Impossible de vous le dire vu que The Devil's Gift n'est pas officiellement une adaptation de la nouvelle The Monkey de Stephen King. Les deux intrigues sont extrêmement proches, on y trouve un petit singe mécanique qui semble provoquer la mort lorsqu'il entrechoc ses cymbales et la nouvelle étant sortie initialement en 1980, il est fort possible que Kenneth J. Berton s'en soit secrètement inspiré.

Mais ce petit doute qui subsiste nous oblige à considérer qu'il ne s'agit peut-être pas d'un vulgaire plagiat et c'est aussi ce petit doute qui sauve The Devil's Gift d'une pastille rouge. Car si nous avions dû juger l'adaptation, nous aurions été obligés de le descendre en flèche. La faute à son manque de moyen assez astronomique, son déroulement quasi exclusivement à l'intérieur d'un appartement dont on a vite fait le tour, ses acteurs approximatifs, ses effets spéciaux qui font plus sourire que frissonner, et sa mise en scène en sérieux manque d'inspiration.

Adaptation ou non de la nouvelle de Stephen King (lisez la nouvelle, regardez le film et faites-vous votre propre opinion), The Devil's Gift est mauvais et ne devrait pas constituer un détour sur votre parcours cinématographique. Pastille orange et comme une petite envie de voir un "vrai" King pour compenser.

Arflane