Désolation de Mick Garris (2006)    12 Février 2019     

Cette fois-ci c'est sûr, nous avons affaire à une légitime adaptation de Stephen King, c'est même marqué deux fois sur l'affiche du film pour ceux qui auraient un doute. Désolation, tiré du livre éponyme sorti en 1996 est une adaptation signée Mick Garris, grand habitué de l'exercice, Désolation étant sa sixième adaptation de King (la septième, La Maison sur le Lac, nous vous l'avons proposée le 13 décembre 2018).

Collie Entragian est shérif dans la petite ville minière de Désolation, et ce jour-là, il ne fait pas bon croiser sa route. C'est ce que vont apprendre Mary et Peter Jackson, la famille Carver et John Edward Marinville à leurs dépens. Il se passe quelque chose de pas très catholique à Désolation et il va leur falloir comprendre quoi s'ils espèrent survivre encore quelques années.

Avant d'écrire la critique de The Devil's Gift hier, nous avions rapidement relu la nouvelle The Monkey dont le film semblait s'être inspiré. De la même manière, nous avons lu Désolation récemment et avons donc regardé le téléfilm Désolation avec, en tête, les détails et rebondissements survenant dans le roman. Ce n'est probablement pas la meilleure façon de voir et critiquer un film de manière objective, la comparaison avec le roman étant difficile à soutenir, mais voir le film en premier et lire le roman ensuite est encore plus pénible, il nous a donc fallu choisir.

En matière d'adaptation, la première moitié de Désolation est relativement fidèle, prenant quelques petits raccourcis mais respectant la plupart des éléments du livre, et c'est dans la deuxième moitié, plus bavarde dans le roman, que les choses se gâte quelque peu (pour ceux qui ont lu le roman évidemment). Il est extrêmement difficile pour nous de juger le film sans prendre en compte notre déception de lecteurs devant certains éléments modifiés ou simplement absents du téléfilm, mais juger le film sur la base du livre n'est pas non plus juste vu qu'il n'est jamais possible d'adapter totalement fidèlement un roman à l'écran, ne serait-ce que pour certains passages beaucoup trop bavards.

Mais fort heureusement, tous n'ont pas lu le roman et ce sont donc leurs impressions qui ont prévalu au moment d'attribuer la pastille. Les acteurs de Désolation sont bons (même si le personnage de David Carver est quelque peu irritant), la mise en scène très télévisuelle mais correcte, et l'ensemble n'est limité que par l'étendue du budget alloué à ce téléfilm. Désolation semble donc être un film raisonnablement divertissant et prenant, et une relativement bonne adaptation de Stephen King. Si on ne s'était basé que sur l'avis du lecteur nous lui aurions probablement attribué une pastille orange, mais en tenant compte de l'avis des spectateurs plus neutres, nous lui remettons finalement une pastille jaune.

Arflane