Cujo de Lewis Teague (1983)    31 Janvier 2019     

Nous l'évoquions hier et ne pouvions évidemment pas terminer une semaine consacrée aux chiens sans vous proposer le célèbre Cujo. Dixième roman de Stephen King et premier consacré à un gros chien très énervé, Cujo vient conclure efficacement notre semaine thématique et nous replonge dans des souvenirs d'enfance et nos nombreuses visites au vidéo-club dans le rayon films d'horreur où nous croisions systématiquement la pochette avec le molosse.

Cujo est un gentil saint-bernard familial qui ne ferait pas de mal à un enfant et qui aime bien poursuivre les lapins qu'il croise dans la nature. Sauf que lors de sa dernière course poursuite, il a croisé la route d'une chauve-souris qui n'a pas hésité à le mordre, l'infectant du même coup avec la rage. Et un gros saint-bernard enragé est bien la dernière chose que la famille Trenton avait envie de croiser.

Résumer l'intrigue de Cujo comme nous venons de le faire ci-dessus, est un peu comme résumer celle de Rocky en disant qu'il s'agit d'un film de boxe. Cujo est le Dents de la Mer (ou le Black Water) des films de chiens, mais il prend son temps, comme il se doit, avant de plonger les personnages dans un crispant face à face avec la bête. Cujo est un film simple et efficace, peuplé d'une poignée de personnages plus travaillés qu'à l'accoutumée et prenant son temps avant de nous offrir le final prévisible mais tant attendu.

Sorti en 1983, la même année que Christine de Carpenter et Dead Zone de Cronenberg, Cujo fait partie de cette déferlante d'adaptations de romans ou nouvelles de Stephen King. A la réalisation, nous retrouvons Lewis Teague, déjà croisé il y a deux semaines avec Cat's Eye, un autre film estampillé Stephen King (un film à sketchs que les fans de chats, un peu énervés cette semaine, peuvent visionner sans hésitations), et au casting, Dee Wallace (Hurlements, E.T.), Daniel Hugh Kelly, Ed Lauter, et le très jeune Danny Pintauro dans le rôle de Tad Trenton. Le scénario est efficace, présentant les enjeux et enchaînant les rebondissements de manière parfaitement logique (ce qui est loin d'être la norme dans le cinéma d'horreur), les agissements et réactions des personnages sont crédibles et seule la toute fin du film présente quelques incohérences typiques mais définitivement supportables ici.

Cujo ne semble pas avoir vieilli durant les trente-six dernières années et se regarde encore très facilement aujourd'hui. Meilleur film d'horreur de notre semaine, il reçoit une belle pastille jaune et conclut ainsi une semaine canine pleine de films de qualité.

P.S. Vous remarquerez que nous n'avons pas fait de comparaison entre le roman et le film car nous avons lu Cujo il y a fort longtemps, et ne nous souvenons donc plus du tout des détails et des éventuelles différences avec le film.

Arflane